Levée 5h45 à Paris - Arrivée à CDG à 8h20 - Passage en VIP à l'enregistrement des bagages, oui on est passés devant tout le monde, à croire qu'on nous a reconnu ! - Embarquement à l'heure vers 10h40 - Tout avait bien commencé...
Et là c'est le drame !
Attente dans l'avion pendant 1h30, décollage vers 12h30. Un vol classique avec films, voisins relous, commatage, nourritures dégueux et tout ça pendant 9h30... c'est long...!
Arrivée à Charlotte vers 16h, au moins 1 heure d'attente à la douane pour courir à la correspondance et arriver à l'embarquement pour s'apercevoir qu'il y avait encore un retard d'1h30 ! Embarquement vers 19h30, attente d'au moins 30 min dans l'avion pour finalement débarquer et de nouveau attendre pendant 2 heures, certain ont dormi par terre d'autre se sont goinfrés de Burger King !
Finalement embarquement vers 21h50, décollage vers 22h15, arrivée à Newark à 23h45 (heure de Paris : 5h45, rappelez vous quand le réveil a sonné !), un vol à l'ancienne avec atterrissage turbulent ! A ce moment là l'espoir reprend... nous sommes à New York ! mais c'est mal nous connaitre !
Nous faisons la connaissance de Stephane (alias Charlie du fait de son look de mi-beattles mi-charlie) qui nous propose de partager un taxi pour Manhattan.
Après ces quasi 24 heures épiques, l'épisode du "taxi" fut la cerise sur le gâteau d'un voyage qui ne voulait pas finir. Nous étions donc là, autour du tapis roulant. Nos bagages en main, nous attendions que la valise de Charlie soit à son tour dégueulée par la machine pour attraper un taxi. Les minutes passent... Et puis tout bascule: "Wanna lift?", c'est à peu près ce que me demande un petit gros d'origine indienne qui était dans mon dos. Dubitatif, je regarde mes compagnons de galère qui après 20h ne demandent qu'une chose, qu'on les achève, vite ! J'indique donc au type louche que nous voulons allez à Downtown, dans le lower east side. Je précise aussi que nous sommes 4, avec de gros bagages... "Yes, yes it can fit". Tu m'étonnes. Combien je demande. "65 dollars"... Tour d'horizon, les regards sont vides. Concertation de nos rares neurones encore opérationnels. Je lâche un "ok" qui finira de pourrir la journée. Et c'est parti, demi-tour direction le parking visiteur. "Mais, les taxis c'est de l'autre côté, j'ai vu la file dehors", a postériori tout le monde reconnait que Dorothée avait raison! Pourtant nous voilà tous dans l'aérogare à suivre ce type qui nous alpaguait il y a 3 minutes. Natacha aussi émet quelques doutes "Mais c'est un vrai taxi, demande lui si c'est un vrai taxi!". "You are a taxi or a private?" -"I'am a taxi, a taxi". Non mais quelle réponse j'attendais en posant la question? On marche encore bien 5 minutes avant d'arriver à la voiture, comme des zombies, ou des moutons c'est au choix. A ce moment là tout ce que nous avons en tête c'est de pouvoir, enfin, affaler nos carcasses sur un lit. La voiture est là, une lincoln noir, visiblement pas le dernier modèle. "Mais ils sont pas blanc ou jaune les taxis, avec un chapeau sur le toit?". Au fond, on voulait tous en finir et ARRIVER. Alors si cette caisse peut nous rapprocher de la destination, allons y. On charge la voiture. Et effectivement, "it can fit", une fois Natacha compressée à l'arrière avec sa valise entre les jambes. Installés, le moteur en route, dernière confirmation "So, 65$?" - "Yes, 65$, plus tolls and tips!". "WHAAAT? no, no, no. And you are not a taxi". Quand elle est furieuse, Natacha s'exprime en anglais de façon limpide. Et dans toutes les autres langues je pense. S'ensuit de longues secondes de débat. On fait quoi, on stop? on go? Tous le monde se chauffe. "Yes I am a real taxi!". Merde, pourquoi on est là... Ne pouvait-on pas faire la queue comme tout le monde et monter dans une voiture où la licence et le compteur crèvent les yeux?! On discutaille et le type, lui, continue à rouler. Rétrospectivement, nous nous sommes là encore comportés comme de vrais petits agneaux... On arrive finalement à un tarif de 23$ chacun. Décidément trop claqués pour renoncer, les nego s'arrêtent là et nous voilà en route vers New-York. On commence a voir des buildings...Consolation.... En chemin Charlie qui doit finir son trajet en métro pour se rendre dans le Queens réfléchit à son itinéraire. "Je pourrais peut-être lui demander de me laisser à Union Square après. Enfin je sais pas, il a pas l'air commode là.". TA GUEULE CHARLIE !
Nan mais quand tu disais que vous vous étiez fait avoir par un taxi, je pensais pas que vous étiez consentants en fait! :)
RépondreSupprimerEn même temps faut le savoir que les taxis à NYC sont jaunes avec des chapeaux dessus.....
RépondreSupprimerEt l'indien ? il avait des roses ?
Ah ah.... encore encore....